capitaine ha scritto:Bonjour,
là je vais rentrer dans le vif du sujet. Je travaille dans la boutique de mon mari (j'insiste sur le fait que j'étais contre cette boutique) et en plus, pour lui apporter plus de 70% de son chiffre d'affaires, je travaille en plus pour des anciens employeurs qui est une activité très lucrative et qui est facturée sur la boutique (donc la société) de mon mari et il me rétribue très peu par rapport à ce que je lui rapporte (moins de 1000 euros net). J'avais pris la décision de travailler de la sorte pour que la société de mon mari sorte la tête de l'eau car sans moi il génère peu de chiffre d'affaires et avait du mal à finir la fin des mois. Or, cet homme vit à mes crochets depuis 28 ans (j'ai tout géré, sa première société, l'achat d'une maison, la famille, lui de son côté n'a jamais fait un geste financièrement - j'insiste sur le fait qu'en 28 ans, il n'a jamais fait un geste financièrement plus le reste, à savoir les vexations à des moments précis de l'année - et a le toupet de me dire que je suis une femme qui ne pense qu'à l'argent...), aucune reconnaissance et même actuellement, il profite de mes rentrées d'argent pour dépenser sans compter au nom de sa sacro sainte société. hier soir, je lui ai annoncé que j'aimerais monter ma SASU et me facturer personnellement et pour résultat, il m'a culpabilisée en me disant qu'il ne s'en sortirait pas si j'arrêtais de travailler pour lui... Comme dans une précédente demande de lecture, je pars bientôt à la retraite et voudrais monter ma SASU en même temps que ce départ à la retraite. Ma grande question est "est-ce que je vais pouvoir monter ma société tout en partant à la retraite"
et si je n'aide plus la société de mon mari, est-ce que sa société va tomber dans des difficultés" parce qu'il n'y a plus mon chiffre d'affaires :
un grand merci pour votre aide
bien à vous
capitaine
Bonjour Capitaine,
Merci pour votre message et pour les éléments très importants que vous partagez, ils donnent une profondeur essentielle à la lecture.
Sur votre première question (monter votre société en partant à la retraite), le tirage met en évidence un moment charnière.
Le jugement en énergie principale parle d’un appel intérieur fort, d’une prise de conscience : quelque chose ne peut plus continuer exactement de la même manière.
La lune décrit très bien le climat actuel de peurs, de doutes et de flou, nourri notamment par la culpabilité et les tensions émotionnelles, tandis que l’empereur et la force rappellent clairement que vous avez les compétences, la solidité et la maîtrise nécessaires pour mener votre propre projet.
En revanche, les cartes inversées (magicien, fou, roue de fortune) montrent que ce qui freine aujourd’hui n’est pas un manque de capacités, mais une difficulté à vous autoriser à passer à l’action, comme si une part de vous se retenait encore, par loyauté, par habitude, ou par culpabilité.
L’étoile inversée en projection invite à la vigilance : continuer à vous oublier ou à vous adapter uniquement pour préserver l’équilibre actuel pourrait, à terme, entamer votre élan, votre confiance et votre espérance personnelle.
La tour en conclusion suggère qu’un déclic (intérieur ou extérieur) viendra de toute façon bousculer l’existant et obliger à un repositionnement plus clair.
Concernant la seconde question (ce qu’il adviendrait de la société de votre mari sans votre implication), justice et empereur montrent que vous êtes aujourd’hui un pilier structurant, à la fois en termes d’organisation, de cadre et de ressources. Le pendu évoque les sacrifices consentis sur la durée. Le fou inversé montre à nouveau cette retenue, cette difficulté à lâcher. L’ermite en perspective parle d’un temps de remise en question et de responsabilité à assumer de son côté si la situation venait à changer. Le tarot ne dit pas comment cela se traduira concrètement, mais il montre que chacun serait alors renvoyé à sa propre place et à ses propres choix.
De manière plus globale, ces tirages mettent en lumière un enjeu très humain et très profond : au-delà de la retraite ou de la création d’entreprise, il est question de votre juste place, de reconnaissance, et de respect de vous-même. On sent encore une culpabilité très forte à l’idée de vous choisir, comme si votre légitimité devait passer après celle de votre mari. Cette culpabilité ne vous appartient peut-être pas entièrement : elle s’inscrit aussi dans une histoire longue, personnelle et collective, où les femmes ont souvent appris à porter, soutenir et compenser, parfois au détriment d’elles-mêmes.
Le tarot n’impose pas une décision et ne donne pas de verdict figé. Il éclaire les dynamiques en cours et rappelle surtout ceci : vous avez le droit de vous respecter, de vous reconnaître à votre juste valeur, et de construire quelque chose qui vous ressemble, sans avoir à vous sacrifier indéfiniment pour maintenir un équilibre qui ne vous nourrit plus.
Quelle que soit la forme que prendra la suite, l’enjeu central ici n’est pas seulement professionnel ou financier, mais profondément identitaire et relationnel.
Bon dimanche,
Hélène
https://www.youtube.com/@darkpriestessguidance
"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends" - Nelson Mandela