CHANTELUNE3 さんが書きました:Merci Hélène, je vais tenter de prendre du recul avec tout cela et essayer de ne pas prendre tout contre moi mais je dois avouer que c'est très difficile.
Merci pour ta lecture, ça me fait du bien.
Coucou Chantelune,
Pour t'aider un peu plus, j'ai pris le temps de lire des témoignages de parents et des conseils de professionnels sur Internet pour te transmettre des pistes très concrètes, applicables au quotidien.
Quand ta fille te repousse, refuse de parler ou te demande de la laisser tranquille, il est généralement conseillé de ne pas insister ni chercher une explication sur le moment. L’idée est plutôt de répondre calmement et brièvement, par exemple :
- D’accord.
- Je te laisse tranquille, je suis là si tu as besoin.
- On en reparlera plus tard.
Quand elle répond de façon arrogante ou blessante, les psys insistent sur l’importance de poser une limite claire sans couper la relation. Tu peux reconnaître son émotion sans accepter la forme, par exemple en disant :
- Tu as le droit d’être en colère, mais pas de me parler comme ça.
- Je t’écoute si tu changes de ton.
- On fait une pause et on reprendra plus tard.
Lorsqu’elle s’isole dans sa chambre ou veut rester seule, ce n’est pas forcément un rejet de toi, mais un besoin de se retrouver avec elle-même. Il est souvent conseillé de respecter cet isolement tout en gardant une présence discrète. Concrètement, ça peut être :
- Lui dire que tu es dans le salon, si besoin.
- Proposer de manger sans insister.
Concernant ses copines, il est assez fréquent qu’à cet âge elles deviennent un refuge important : elles aident à se construire, à se sentir comprise et à s’éloigner un peu du monde des adultes. Même si certaines attitudes peuvent t’inquiéter, il est généralement conseillé de s’y intéresser sans donner l’impression d’enquêter. L’objectif est qu’elle sente que tu respectes son univers.
Tu peux, par exemple, poser des questions simples, ouvertes, sans chercher à tout savoir :
- Elle a l’air sympa, vous vous êtes connues comment ?
- Vous aimez faire quoi ensemble ?
Si elle répond peu, ce n’est pas grave, le plus important est d’ouvrir la porte sans la forcer.
Quand elle parle d’une copine, même si quelque chose te dérange, essaie d’éviter la critique directe. Si un parent critique un ami, l’enfant peut se fermer immédiatement, car il le vit souvent comme un jugement sur lui aussi. À la place, privilégie la curiosité douce :
- Ah oui ? Raconte-moi.
- Ça a l’air important pour toi.
Et si vraiment une situation t’inquiète, mieux vaut passer par des questions qui amènent la réflexion plutôt que par l’interdiction :
- Et toi, tu te sens comment quand tu es avec elle ?
- Tu trouves que c’est une relation qui te fait du bien ?
Une autre chose qui aide beaucoup est d’accueillir ses copines à la maison quand c’est possible, même simplement pour un goûter ou un moment informel. Voir avec qui elle passe du temps rassure souvent… et ça lui montre que son monde t’intéresse sans que tu cherches à le contrôler.
L’idée générale n’est pas de surveiller, mais de rester un repère : plus elle sent que tu respectes son univers, plus elle viendra naturellement vers toi si quelque chose ne va pas. Même quand tu as l’impression de mal faire ou d’être rejetée, le fait de rester là, de répéter que tu l’aimes, de ne pas conditionner ton amour à son comportement est quelque chose de très fort pour elle, même si aujourd’hui elle n’est pas en capacité de le montrer.
J'espère que ces quelques exemples pourront t'aider à traverser cette période de manière plus sereine.
À bientôt,
Hélène
"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends" - Nelson Mandela